samedi 19 juillet 2008

Sud - acte 2


Il y a des mouches partout, et je pense aux merdes sur lequel elle se sont surement poser, alors j'évite de les laisser me toucher. Elles viennent foutre le bruit de leur ailes dans mes oreilles , un bruit chiant. Mais forcement a un moment ou l'autre une des ces ancienne larve pose ses pattes et sa trompe sur mon épiderme blanc, elle mange ma peau morte, et toute les choses qui sont invisibles sur ma peau, elle s'en nourri. Ou tout simplement veut elle me faire chier. Cette mouche avec ses poussière de merde. Et je me dit qu'en faite les mouches sont vitales, elles font un ménage qui nous échappe. Je met The blonde redhead en mettant le volume fort sur mon ordinateur pour atténuer le bruit leurs voles épileptiques. Je regarde le bleu du ciel qui enveloppe une colline aride dans le cadre de la fenêtre grande ouverte et les mouches ne sont plus la et je n'entend que les bruits de vie qui grouille dans le jardin tout autour. A cette heure du matin les cigales ne se font pas entendre, sans le soleil elle disparaissent, sans le soleil elles ne sont rien. C'est ce qui leur donne leur mouvement de vie. "Mouvement de vie" sonne très secte, très new age.
Il suffit d'une chose simple en moins comme ça, tellement simple que je n'y faisait plus attention. Et puis on disparait. On est vivant mais il n'y a pas le mouvement qui va avec.
Alors il faut trouver cette chose qui empêche de disparaitre, un ami, une amante, un amour, un objet, quelque chose, quelqu'un. Mais on ne veux pas montrer que l'on a besoin de quoi que ce soit aux autres, être faible au sens le plus animal qui soit. Par ce qu'on a comme peur d'être bouffer par la bête que l'on sent quand toutes les lumières sont éteintes, a roder pour vous engloutir quand elle le pourra. J'ai l'impression qu'on ne la vois de nos yeux qu'enfant, quand on accepte les monstres de ce genre. Ou peut être juste est elle la pour mordre, le chien mord par ce qu'il sent la peur, et il mord par ce que ça lui fait peur.
Et la bête grandi avec nous, grossi, vieilli, fatigue.
Cette bête c'est surement la peur.
Mes jambes nue dans l'herbe, je sent et je vois le soleil et je vois les couleurs et je vois la les fourmis en queue indienne en me demandant ce qu'est leurs vie et je sent la chaleur et je ne m'en veux pas d'être la. Je suis le plus grand des enfants du jardin des mouches. La merde n'est que la partie d'un cycle qui permet la vie.
Alors il faut que je dise a tous les gens que j'aime de ne pas se suicider.
Tout ça doit être un truc que je pourrais appeler de l'optimisme réaliste. Et je regrette de dire un terme pareille, par ce que ça sonne masturbatoire.
Je relis ce que j'écris et je n'aime pas.
J'ai envie de prendre un Doliprane sans avoir mal a la tête pour voir ce que ça fait.

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