mercredi 30 juillet 2008

Sud - Epilogue


Il revient dans ce lieu rêche poussière, comme dans le milieu du soleil, ronger par la flaque méditerranéenne. Préserver de la tentaculaire folie urbaine, les matériaux sont brut, d'une terre tel qu'elle et les roches et la végétation et le sable. Dans le moelleux arrière d'une berline allemande qui sent le cuir, a l'intérieur glacé, la nature se contemple dans la tôle noir brulante. Et a l'intérieur il regarde la route avec une nausée sur le bord de la langue, légère. Il regarde la ligne blanche du centre goudronné pour que son cerveau ne lui fasse vomir l'escalope panée que contient son estomac acide. Les couleurs et les odeurs sèche de l'endroit lui rappel un chez lui imaginer, un refuge. Dans ce village de western ou l'on se balade a moitié nue. Être un personnage sauvage et tribal. Être libre car il n'y a nulle part ou aller. C'est comme s'il l'avait quitter hier, et ce hier était il y a une année. Il se perd dans le noir de ses lunette qui obscurcisse une vision déjà sombre. Qui lui permet d'observer sans qu'on le sache, qui cache ses états. Mélancolique c'est ce qui représente cette endroit régulier, qu'il a vu toute sa vie, qu'il a vue grandir avec lui. Et la vision des guêpes qui sortent du seul trou de la tombe de son grand père est dans ses yeux. Elles mange la viande, elles mange les morts. Emportant de gros bout de chair visible entre leur patte et en être impressionner. Un grand père réincarné en millier de choses. Nourrissant le moteur du vivant. Nourrissant une éternité. Observant un jeune couple qui s'enlace au bout de la petite digue du petit village. Avec des fatalités en tête qui l'empêche de plonger pleinement dans ce moment de l'arrivée.

Sud - Acte 5


Le ciel étoilé du ici ou je me tiens paraît être celui que l'on fantasme mais qui n'existe pas. Le vent colle son bruit vide dans les oreilles et certaine étoiles semblent déjà mortes. Et nous ont est encore la dans la nuit silencieuse, quand le monde semble suspendu car les gens sont fatigués, au pied d'une église abandonnée par la génération réaliste de cette époque. Devenu le lieu de culte des gens qui passent le temps sans rien faire avec d'autre gens qui ne font rien, cherchant a se trouver un amour ou un amie ou une sexualité qui se touche ou un but ou la vision du temps qui passe. Mais rien de tout ça ne change les étoiles mortes qui réincarne de nouveau système solaire dans beaucoup de bruit et qui ne meurt en faite jamais, dans ce sens dramatique de la vie humaine. Rien ne change le bruit vide du vent qui transporte l'odeur des autres, l'odeur du tout brulant de l'été et le sable pourrait se changer en diamant et mon reflet est celui de cette autre que l'on découvre a ce moment de sa vie. Qu'elle soit courte ou longue, miséreuse ou riche, heureuse ou pas. Marchant sur le goudron gris dans l'obscurité noir, avec la vision de mes chaussures blanches au bas de mon regard pour le mouvement. C'est cela le repère d'une vie qui se cherche dans cette pente de goudron qui se fini par un dos d'âne et sur le sol devant est marquer « ralentissez ». Le dos d'âne est la pour l'imposer et je l'évite en passant dans le maigre espace plat entre le mur et ce dos. Aucun rapport avec une rébellion, c'est un choix parmi d'autre aussi juste que de ralentir.
L'envie d'une belle musique symphonique de film, poétique triste, sombre et joyeuse, pour donner de l'ampleur, retrouver l'enfant que l'on était et n'avoir que des peurs basiques sans long terme. Simplifier tout ça dans une belle boite avec du coloriage chatoyant qui dépasse des bords. L'innocence que l'on ne peut avoir qu'une fois dans sa vie, y repenser dans l'élan mélancolique des belles choses.

dimanche 20 juillet 2008

Texte 8


Sentir l'épine creuse d'un monde rouille
Loin de vérités qui font lois
Dans ce lac a l'eau saumâtre
Piquant les yeux et brulant les songes
Ou les jolies filles nagent encore malgré tout
Et le lac aspire vers son infini bas
Les oliviers sans branches que nous sommes
Dans le bruit sec des choses sans noms
Par ce qu'il n'y a pas de retour valable
Juste le recyclage d'un sombre sable
De codes et d'imitations
Dans le reflet du vin rouge
De rôles et de désirs sans fond
Dans l'ombre sur la roche
Alors profite de cette journée sans nuit
Et crée ce rond rivage que tu veux apercevoir.

samedi 19 juillet 2008

Sud - acte 2


Il y a des mouches partout, et je pense aux merdes sur lequel elle se sont surement poser, alors j'évite de les laisser me toucher. Elles viennent foutre le bruit de leur ailes dans mes oreilles , un bruit chiant. Mais forcement a un moment ou l'autre une des ces ancienne larve pose ses pattes et sa trompe sur mon épiderme blanc, elle mange ma peau morte, et toute les choses qui sont invisibles sur ma peau, elle s'en nourri. Ou tout simplement veut elle me faire chier. Cette mouche avec ses poussière de merde. Et je me dit qu'en faite les mouches sont vitales, elles font un ménage qui nous échappe. Je met The blonde redhead en mettant le volume fort sur mon ordinateur pour atténuer le bruit leurs voles épileptiques. Je regarde le bleu du ciel qui enveloppe une colline aride dans le cadre de la fenêtre grande ouverte et les mouches ne sont plus la et je n'entend que les bruits de vie qui grouille dans le jardin tout autour. A cette heure du matin les cigales ne se font pas entendre, sans le soleil elle disparaissent, sans le soleil elles ne sont rien. C'est ce qui leur donne leur mouvement de vie. "Mouvement de vie" sonne très secte, très new age.
Il suffit d'une chose simple en moins comme ça, tellement simple que je n'y faisait plus attention. Et puis on disparait. On est vivant mais il n'y a pas le mouvement qui va avec.
Alors il faut trouver cette chose qui empêche de disparaitre, un ami, une amante, un amour, un objet, quelque chose, quelqu'un. Mais on ne veux pas montrer que l'on a besoin de quoi que ce soit aux autres, être faible au sens le plus animal qui soit. Par ce qu'on a comme peur d'être bouffer par la bête que l'on sent quand toutes les lumières sont éteintes, a roder pour vous engloutir quand elle le pourra. J'ai l'impression qu'on ne la vois de nos yeux qu'enfant, quand on accepte les monstres de ce genre. Ou peut être juste est elle la pour mordre, le chien mord par ce qu'il sent la peur, et il mord par ce que ça lui fait peur.
Et la bête grandi avec nous, grossi, vieilli, fatigue.
Cette bête c'est surement la peur.
Mes jambes nue dans l'herbe, je sent et je vois le soleil et je vois les couleurs et je vois la les fourmis en queue indienne en me demandant ce qu'est leurs vie et je sent la chaleur et je ne m'en veux pas d'être la. Je suis le plus grand des enfants du jardin des mouches. La merde n'est que la partie d'un cycle qui permet la vie.
Alors il faut que je dise a tous les gens que j'aime de ne pas se suicider.
Tout ça doit être un truc que je pourrais appeler de l'optimisme réaliste. Et je regrette de dire un terme pareille, par ce que ça sonne masturbatoire.
Je relis ce que j'écris et je n'aime pas.
J'ai envie de prendre un Doliprane sans avoir mal a la tête pour voir ce que ça fait.

vendredi 18 juillet 2008

Sud - Acte 1


Arrivé dans le sud je me dit qu'il y a eu fracture temporelle entre la France du nord et la France du sud. Entre ou il fait un printemps doux et ou il fait un été tout ce qu'il y a de plus vrai, de brulant. Parmi lequel un ciel bleu, des cigales, les objets en métal qui vous brule les doigts, les odeurs de chaleur et la sensation du soleil qui coule sur votre peau quand vous êtes dans l'ombre des choses, comme enduit d'une crème qui rend vivant. Mais cette crème ne fait pas oublier l'absence de Fraise, et sans la merveilleuse Fraise le soleil brille comme un peu moins fort, comme si le soleil avait essayer de faire des économies en diluant sa crème avec de l'eau. Cette été le soleil et radin et commerciale et intéresser. Cette été il manque ce dont j'avais rêver, et ce dont je rêve manque toujours quand j'en est besoin.
Alors bien sure je suis content, tout ce qu'on veux. Je ne me sent vivant qu'ici ou avec fraise, et j'aurais voulu renaitre avec les deux réunis. Mais je me contente de ça et c'est déjà pas mal.
Paris englouti des choses, comme les choses trop grandes, trop plein de détails, trop trop.
Puis je me rappel que tous les gens dormaient dans le train, tous sans exception. Ce qui me renvois au souvenir d'un téléfilm, de mon enfance, adapter d'un Stephen King dont je ne me rappel plus le nom. Avec de grosses bêtes poilu mangeur de mondes.
Je met mes lunettes aux verres sombres alors que je n'en est pas besoin, juste pour cacher a des gens que je ne connais pas mon regard perdu dans les lignes qui décores le mur du TGV. Et je vois au regard de la femme devant moi qu'elle se demande si je la matte, mais je ne la matte pas, et elle n'est pas belle pour moi, et je m'imagine déjà sa vie que je ne connait pas et qui ne me plait pas. Et j'aime Fraise, ça fait bateau mais c'est comme ça. Je n'aime pas ce qui est bateau mais j'aime Fraise. Je retrouve les choses qui vieillissent et que j'aime, et je les aiment toujours autant, et je m'extasie devant, je prend plaisir. Il y a ce truc dans ma poitrine qui me dit que je perd un sang qui n'existe pas, ça me vide, mais sans cette autre coté du monde je serais déjà mort éventré par la capitale pourrissante et sombre au baiser glacé que l'on aime se faire déposer dans cette obscurité.
L'eau de la piscine et bonne et belle et sent le chlore et je vois le soleil faire briller les choses autour de moi. Ça faisait un an que je n'avais pas senti mon corps tout immergé et soulagé du poids des choses et soulager de sa peau.
Une année disparait dans l'eau de la piscine d'une maison d'un village de Vaucluse.
Je sais que tout va aller bien, car je sais que Fraise existe.

dimanche 13 juillet 2008

C & J (l'instant de la fin d'un monde)


Et tout ce qui fut et tout ce qui sera s'évapore dans l'instant ou bras, jambes, ventres s'enlacent du fond d'un lit. Leurs souffles humides dans le creux de leurs cou frissonnants de l'instant présent. Comme si ici était le centre d'une planète, bouillonnant, pleins de la rage constructrice. Bercé d'un espace temps vide, ou la mort disparait avec les problèmes d'esprit. Et de leur bouche ils veulent créer les plus belles choses. De leur mains la terre tremble, leurs chair fond en une matière flottante. Changer en ce fluide brulant, ils fusionnent dans l'air, sans sol ni ciel, sans haut ni bas. en une seul roche qui est père et mère a la fois, qui est la liberté sous son visage le plus pur. Soudé au plus profond d'eux même, leurs pensées, leurs paroles, leurs envies, leurs peurs, leurs joies, ne plus être la , être partout. Il se vois gravir la plus haute des montagne du monde, nue, l'horizon brule, tout va très vite. Elle se vois aller aussi vite que la lumière au dessus d'une ville sans fin de nuit, tout va très vite. Les corps glissent et se vident dans les râlent de l'aboutissement. Les chaines de leurs existence se relâchent. Les souffles ne semblent pas finir et ils touchent la plus haute des choses dans la fin de leurs envol. Ils perdent contrôlent et tremblent dans la joie de ce toucher. L'attraction de la terre revient et il y a cette instant précis ou ils sont au milieu du début et de la fin dans l'apesanteur. Ils volent et tombent en même temps. Entamant la fin dans la chute, refroidissant l'un contre l'autre, s'observant de leurs sourires, dans le silence de la plénitude, leur corps retrouve la sueur chaude de leurs amour, l'oxygène puissant de leurs poumons. En espérant que leurs chairs restes souder, que les chaines disparaissent, le temps passe sans qu'ils ne le voit et leur rend leurs existences propre.