Arrivé dans le sud je me dit qu'il y a eu fracture temporelle entre la France du nord et la France du sud. Entre ou il fait un printemps doux et ou il fait un été tout ce qu'il y a de plus vrai, de brulant. Parmi lequel un ciel bleu, des cigales, les objets en métal qui vous brule les doigts, les odeurs de chaleur et la sensation du soleil qui coule sur votre peau quand vous êtes dans l'ombre des choses, comme enduit d'une crème qui rend vivant. Mais cette crème ne fait pas oublier l'absence de Fraise, et sans la merveilleuse Fraise le soleil brille comme un peu moins fort, comme si le soleil avait essayer de faire des économies en diluant sa crème avec de l'eau. Cette été le soleil et radin et commerciale et intéresser. Cette été il manque ce dont j'avais rêver, et ce dont je rêve manque toujours quand j'en est besoin.
Alors bien sure je suis content, tout ce qu'on veux. Je ne me sent vivant qu'ici ou avec fraise, et j'aurais voulu renaitre avec les deux réunis. Mais je me contente de ça et c'est déjà pas mal.
Paris englouti des choses, comme les choses trop grandes, trop plein de détails, trop trop.
Puis je me rappel que tous les gens dormaient dans le train, tous sans exception. Ce qui me renvois au souvenir d'un téléfilm, de mon enfance, adapter d'un Stephen King dont je ne me rappel plus le nom. Avec de grosses bêtes poilu mangeur de mondes.
Je met mes lunettes aux verres sombres alors que je n'en est pas besoin, juste pour cacher a des gens que je ne connais pas mon regard perdu dans les lignes qui décores le mur du TGV. Et je vois au regard de la femme devant moi qu'elle se demande si je la matte, mais je ne la matte pas, et elle n'est pas belle pour moi, et je m'imagine déjà sa vie que je ne connait pas et qui ne me plait pas. Et j'aime Fraise, ça fait bateau mais c'est comme ça. Je n'aime pas ce qui est bateau mais j'aime Fraise. Je retrouve les choses qui vieillissent et que j'aime, et je les aiment toujours autant, et je m'extasie devant, je prend plaisir. Il y a ce truc dans ma poitrine qui me dit que je perd un sang qui n'existe pas, ça me vide, mais sans cette autre coté du monde je serais déjà mort éventré par la capitale pourrissante et sombre au baiser glacé que l'on aime se faire déposer dans cette obscurité.
L'eau de la piscine et bonne et belle et sent le chlore et je vois le soleil faire briller les choses autour de moi. Ça faisait un an que je n'avais pas senti mon corps tout immergé et soulagé du poids des choses et soulager de sa peau.
Une année disparait dans l'eau de la piscine d'une maison d'un village de Vaucluse.
Je sais que tout va aller bien, car je sais que Fraise existe.
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