dimanche 14 décembre 2008

Larry clark, Gus van sant (Brume 3)


Je dort, dehors, quand je me réveille en pleine nuit j'ai l'impression que je vais mourir car le froid me pénètre profondément et je panique. J'engage un footing le long de la rue et décide que demain j'appellerais Marc, par ce que le froid pénètre bien trop en ce moment. Au téléphone il a l'air occupé, poli, il me dit d'aller voir une petite maison de production a Nice, il précise qu'il flirte avec le directeur de production. Dans le train les gens regardent tous la mer, a l'exception d'un adolescent avec un FHM devant les yeux, sa bouche en U inversé. Les gens ont des bouches en lettres a chaque fois que j'ai pris le train dernièrement. J'ai rendez vous en fin de journée et je vais m'abimer les yeux devant des choses que je désire surement mais que je ne peu posséder, dans une Fnac. Grâce a mes idéologies je ne peu acheter ce que j'aurais du pouvoir m'acheter a cette age de ma vie. Dans cette même Fnac je me dit que parfois les gens m'ont l'air d'être des bêtes venu d'ailleurs. Le banc verdâtre d'un parc m'accueille, il y a un odeur de terre et d'urine. Je me sent, malgré le froid qui fait coulé mon nez contre mon bras, je ne crois pas sentir trop mauvais. Des collégiens en pantalon moulant font du skate board avec de grande mèche devant leurs yeux, tous pareils, les mêmes mèches, le même regard derrière, buvant des alcools sucrés. Un des garçons tombe lourdement et son doigt est retourné, il regarde ce doigt cassé l'air hébéter, puis ses copains le regarde l'air hébéter et il gémi. Ils me regardent, je les fixent.
- Appelez une ambulance monsieur.
- Je n'est rien pour appeler.
- Tous le monde a des portables arrête de mentir, appelle une ambulance ça ce fait pas.
Je met mes bras sur le dossier, étendus.
- Alors vous devez avoir des portables.
Il se regardent.
- J'ai pas assez de crédit.
- Moi non plus.
- J'ai que des sms.
L'autre gémis de plus en plus pendant qu'un des ses amis, je ne sais pourquoi, tente de lui mettre ses écouteurs d'Ipod dans les oreilles, répétant "ça va te détendre, ça va te détendre aller". Je sais pourquoi il le fait mais je ne comprend pas, je ne bouge toujours pas. Une vieille avec un petit chien passe et regarde ça d'un œil méfiant.
- Madame il faut appeler une ambulance, il s'est cassé le doigt.
Il montre le garçon a frange avec ses yeux humides derrière, se tenant la main, le petit doigt pendant dans les airs comme un petit trophée, toujours assis par terre.
- Ne m'approchez pas, j'ai bien vue a la télé comment vous mentez pour voler des gens comme moi. Ne m'approchez pas, j'ai une bombe lacrymogène que mon beau fils m'a donné.
Je crois que les personnes âgé, les vieilles dames surtout, ont besoin de mettre des détails de leurs vie dans leur phrases. Elle doit vivre seul, j'ai toujours eu l'impression que toutes les vieilles dame vivent seul. Le garçon avec l'Ipod dit a voix haute sans être précis vis a vis de son interlocuteur :
- Putain mec ont est dans un film de Larry Clark, ou de Gus Van Sant tu sais.
Il laisse échapper un sourire avant de comprendre que ce n'était pas le bon moment pour faire ça avec sa bouche. Moi je souris, puis je part, j'ai besoin d'être dans un endroit clame, vide, dans un bar l'après midi qui n'offre que des sandwichs a manger. Je décide de boire un coca, pour ne pas être le stéréotype alcoolique au comptoir d'un bar. Je suis seul, l'endroit est moche, petit, jaunâtre, puant de son histoire tabagique. Ne devant surement sont existence qu'aux habitués solitaire du quartier. Le barman semble être le patron, il me parait trop vieux pour travailler. Les verres ne sont pas bien laver, j'essaie de boire mon soda sans toucher le verres avec mes lèvres, c'est difficile.
- Je sais ce que vous vous dites. Me dit le barman patron immobile derrière le bar, un paquet de cartes a jouer dans la main.
- Dites moi.
- Vous vous dites que je suis trop vieux.
- Trop vieux pour travailler, pas trop vieux tout court, ça fait une différence. Être vieux tout court ça n'existe quasiment pas, sauf peut être quand on tremble, qu'on a des fuites, qu'on n'est plus l'esprit qu'on a eu pendant la majeur partie de sa vie. Donc vous vous en sortez pas trop mal.
- Si vous le dites.
- Pourquoi vous devinez que les gens pense ça ?
- Je ne sais pas vraiment, une intuition, je ne réfléchi pas trop aux choses ça m'empêche de dormir sinon.
- Peut être que c'est ça, l'intuition.
Je finis mon verre, un glaçon tombe, se brisant sur le sol en bois.
- Laisser.
- D'accord...Vous n'avait pas envie de raconter votre vie aux gens ?
- Pas spécialement, je n'est pas spécialement envi de connaitre celle des autres, alors je en leur raconte pas la mienne.
- Mais vous êtes quand même venu me parler.
- C'était pour une question qui ne concerné la vie de personne, c'était hors contexte.
- Bien vue, vous êtes terriblement bien logique.
Il sourit, étalant ses cartes devant lui, derrière le comptoir. Je pense qu'a partir de ce moment la il fait une partie de poker avec lui même, ou un tour de magie. La boite de production est dans une villa entièrement réaménager, mais qui a garder son jardin, sa piscine et toute ces choses que doivent contenir une villa plutôt grande. Une plaque rouge et blanche inscrivant le noms de la société devant le grillage. Je sonne. Un grésillement, un petit point rouge s'allume.
- Bonjour je viens pour un rendez vous.
- Ah, avec moi ?
- Je ne sais pas, vous me voyez peut être mais moi non.
- Pardon des fois...Entrer.
Le portail s'ouvre, seul, silencieux, je monte la pente.


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