mercredi 10 décembre 2008

Brume.



J'approche de la trentaine, je déteste les gens et ma personne, je ne ressemble a rien, aucune allure. A la table en face de moi il n'y a plus la jolie minette a frange propre sur elle sur qui je faisait passer le temps avec fantasmes. Juste les débris pâtissier de sa gourmandise, éparpiller comme des bouts de verre sur la table. Laissant le café tiède barboter dans ma bouche jusqu'à ce qu'il n'y est plus de bouts de croissant coincé entre mes dents granuleuses. Je n'est pas le courage de me les laver en cette matinée, dans les toilettes de cette gare. J'attendrais la nuit, il y a moins de gens la nuit. Moins de gens pour s'occuper de moi avec leurs regard. Peut être faudrait il que je dépense mes derniers billets dans un costume trois pièces d'occasion. Je vois bien une cravate rouge, moche, tellement rouge, moche que les gens ne se préoccuperait que de cette cravate et pas de moi. Ils passeraient pisser, me prendraient pour une jeune homme d'affaire a la vie et aux poches bien rempli et je n'aurait pas a me sentir mal a l'aise. Une jeune toxico apparait, l'antéchrist de ma minette passé apparait, et commence a déambulé entre les tables, Un gros pull cachant son corps cadavérique et surtout se bras noir pourriture. Fosses sombres coupant ses joues, aspirant ses yeux qui rappel Droopy en moins drôle, crasseuse et sa mine feignante et sa main mendiante, molle, pendante. Elle arrive a ma hauteur et penche son regard gluant, lentement sur moi avec des paroles sans coupures, marmonné, comme une prière chamane, je comprend seulement "s'il vous plait".
- Ouais ouais s'il vous plait casse toi.
Je ricane fatigué, et détourne mon regard. Le temps de fixer mes yeux sur une pub pour désodorisant avec gros seins et lire le slogan "Sent bon, sans mauvais". J'imagine de pauvres stagiaires dans des boites de pubs sordides et des connards de gens qui sont les dieux dans ce monde. Je détourne mes yeux de ce concentré de cynismes médiocre en espérant l'évaporation, la sublimation, tout ça, de la minable chose qui geignais plus tôt devant moi. Elle est juste la, toujours la, aussi miséreuse devant moi. Un mépris immonde brulant dans mes veines.
- Aller casse toi t'es pitoyable conasse. C'est grâce a des grognasses comme toi que je doit me laver les dents dans les chiottes d'une gare. J'avais vingt milles euros sur mon compte avant toi, Vingt milles. Et maintenant en plus de mon odeur je doit sentir la tienne. Me fait pas chier, me fait pas chier.
Elle part sans que rien n'est changer chez elle, avançant ses jambes en glissant ses pieds sur le sol usé. C'est décider, pour la troisième fois de ma vie je deviens, soit homosexuel, soit asexuel. Sans argent ce sera plus facile de me tenir a ces bonnes promesses. Je crois que je vois le fond a quelque mètres devant moi. Alors je reste encore un peu assis devant mon gobelet blanc et vide en resserrant le nœud de mon écharpe, me demandant combien de temps encore je resterais propre, sans barbe.

Je monte dans le premier train qui s'ouvre sur le quai et je ne vois qu'après l'affichette ou il est écrit Nice. Je regarde le tracé des rails sur la carte, je décide que mon arrêt sera a Cannes, j'ai toujours rêver d'être une star de cinéma. Quand le contrôleur passe je suis assis dans le couloir contre la porte du wagon, il me regarde, je le regarde et il passe juste. J'allume une cigarette et un vieille dame qui sort des toilettes semble outragé avec ses sourcils. Je lui tend une cigarette et dit :
- Vous en voulez une, il y a du chloroforme dedans, comme pour conserver les corps dans les morgues et les films d'horreur.
Il y a un son sourd qui sort de sa bouche en O choqué. Je fume et perosnne ne se plaint et je me dit que fumé doit faire partir de l'attirail de la misère, malgré son prix. Alors une misère par encore trop miséreuse, une misère encore pop et occidentale. La fumée envahi le vieux couloir moche et par le hublot de la porte il y a des arbres sans feuilles, sécher par le froid, assombris par l'hiver. J'éteins la cigarette sur un bagage avant que sa tige blanche ne disparaisse entièrement. "J'économise" la matière première de mes joies et glisse la tige dans la poche pleine de cendre de ma chemise laineuse, rouge et noir. Je m'assoupis dans ce même coin et un garçon avec de gros écouteurs sur les oreille me réveille pour pouvoir ouvrir la porte et sortir. Je le suit et la gare de Cannes est moche et faussement souterraine. Me demandant comment les gens célèbres et riches et puissant avait accepter que cette ville, avec cette gare, soit la ville du cinéma, même une fois dans l'année, même pendant dix jours. Il fait froid et je rallume la cigarette condamné que je frôle le long de mes mains engourdi. Je passe la journée sur la plage a regarder trois bateaux disparaitre et réapparaitre dans la brume, essayant de comprendre ce qu'ils font. Plus loin un policier engueule des collégiens par ce qu'ils ont cassé une bouteille de verre sur le sable de la plage avec une chaine, et le policier enchaine un discours ou il montre son inquiétude pour les prochains vacancier d'été sur cette même plage, pied nue. Je me demande combien sa vie est triste et vide pour qu'il s'inquiète de ça.
Toutes la journées je déambule mais aucun charognards, aucunes starlettes, aucune cinématographie, seulement de grands hôtels d'allures vide et de riches mafieux Russes a la mine faussement communiste. Dans le cuir de décapotable, qui aurait était capable par le prix, d'apaiser l'horreur d'une grande ville africaine, plus loin la bas, de l'autre coté de la mer brumeuse.

Converging In The Quiet - Crystal Stilts

Aucun commentaire: