jeudi 11 décembre 2008

Devotion (Brume partie 2).


Ce soir la il ne fait pas trop froid et je me lave avec un tuyau d'arrosage vert dans le jardin défraichi d'un maison ou il n'y personne. Je rejoins le centre ville et me pose sur le tabouret d'un comptoir de bar, mon sac dans le buisson du petit parc en face. Je commande un cognac et je regarde un couple sagement assis dans un box avec leurs verres identiques a se tenir la main, a s'observer. Je demande au barman s'il peut mettre de la musique, il dit qu'il faut attendre vingt heure trente. Je ne cherche pas a savoir pourquoi et il ajoute "par ce qu'il y aura plus de monde". Je lui fait un petit mouvement affirmatif de la tête histoire qu'il ne se sente pas mal a l'aise. Pendant trente minute je regarde les bouteilles sur les étagères et j'alterne avec le couple solitaire et rien ne change chez eux durant ces minutes, ils ne s'embrassent pas. Je repense au paysage a travers le hublot du train, a toutes les images que le train m'a fait traverser et a la mocheté du palais des festivals, de ses marches sans tapis rouge. Le bar se remplie d'un groupe de femme avec dix ans de plus que moi, on vois qu'elle sont collègue de travail et elle rigole sans cesse. Il y en a une acceptable vis a vis de mes hormones. Le barman lance du U2 gravé sur un cd ou il y a juste un trois marquer dessus au feutre. Je lui dit que les pochettes d'albums c'est bien et il répond que les gens s'en foutent, qu'ils ne la verraient pas de toute façon, ils veulent seulement la musique. Ce barman n'a rien compris de mes intentions. J'économise mon alcool doucement, me fondant le plus profondément avec chaque gorgée. A vingt et une heure elle pousse la petite porte, sont regard vague balaye la pièce, passant sur moi plusieurs fois et je doit lever une mains pour qu'elle comprenne que je suis le garçon qu'elle cherche. Ont souris légèrement et elle demande un verre dans lequel ce dissous une aspirine. Elle l'ancienne fille d'Antibes et la nouvelle célibataire de Vallauris. Elle a un sourire plus facile,et une peau qui parait moins douce.
- Tu a vue Flo récemment ?
Je lui répond que non.
- Il parait qu'elle a fait une crise d'hystérie dans un supermarché. Elle a lancer des œufs sur les vigiles.
- Qui c'est Flo ?
Elle me regarde et bois son eau qui pétille et appuie sur ses temps.
- Ben c'est Flo.
- Ah...oui Flo ok.
Je ne connais et n'est jamais connue de personne du noms de Flo, Florian ou Florianne ou noms commençant en "Flo".
- T'a bonne mine je trouve.
- J'en suis pas certain.
- Je t'assure.
- Non je te crois, mais je suis pas sure d'avoir bonne mine.
- Il fait froid.
- Oui il fait froid.
Je la regarde et remet immédiatement mes yeux sur le bois usé du comptoir, puis je dit doucement :
- C'est triste les saisons froides.
Elle a le regard fixe en face.
- Oui assez.
Derrière j'entends le groupe de femmes qui parlent d'un dénommer Richard qui a de gros abdominaux.
- C'est vrai que...Que tu as abandonner ton job, tout ça la bas ?
- C'est quoi "la bas" ?
- Tu sais bien, la bas. La ou t'étais.
- Ouais et alors ?
- Je sais pas c'était juste pour savoir.
"Beautiful day" autour et derrière et il y a toujours Richard dans la discussions des femmes. Elle commande un bloody Mary et me demande ce que je veux, je lui dit que je voudrais essayer de l'embrasser encore une fois. Elle me regarde l'air étrange, ne sachant pas quoi dire, faisant refluer mon pathétisme.
- Un porto, un porto je voulais dire.
Le barman me regarde et fait un petit mouvement de tête avec son air neutre et ses gestes parfaitement dynamique, pour montrer qu'il fait bien son boulot ici. Il nous sert et elle n'a toujours rien dit et je préfère ça. Elle fouille l'intérieur de son sac imitation cuir noir et sort une petite brochure jaune quelle me met sous les yeux sur le bois collant. Un fascicule au graphisme immonde, ventant les mérites d'un magasin de porcelaine chinoise, et le noms est "Comparato porcelain". Je prend le petit papier et relis le noms cinq fois puis elle parle.
- Tu vois comme il l'avait dit il y a dix ans durant notre dernière année.
Mon regard fronce les sourcils et le barman dépose nos verres, elle prend le siens et en boit la moitié d'une gorgée.
- Ce petit con il l'a fait...Il disait quoi déjà ? "Ce magasin portera mon noms" et nous on rigolais. Ont prenais ça pour des conneries, d'ailleurs je vois pas comment ont aurais pu...Il est vraiment taré. Il l'avait même graver son noms avec sa chainettes sur le rideau en fer pendant une de nos pauses déjeuner.
Je prend mon verre et le garde sous mon nez, humant l'arôme de raisins sec, je me regarde dans le miroir en face, derrière les bouteilles et mon visage me semble terriblement rouge et abimer, les contours d emon nez pleins de peau morte blanches.
- Il a fait ce qu'il avait dit.
- Apparemment.
Je bois, le barman lis un playboy poser derrière le comptoir, les jambes croiser, astiquant un verre. Une main qui sent le karité se pose sur mon épaule. Je me tourne et une des femmes du groupe, a moitié en train de rire me fixe.
- Excuser moi Vous êtes connus ?
Je bois une gorgée et remet mon regard dans l'axe du miroir.
- Ça dépend par qui.
- Oui mais je veux dire, vous êtes pas un gars de la télé ?
- Oui c'est ça un gars de la télé.
Dans le miroir je la vois se retourner vers son groupe d'amis féminin qui pouffes de rire. Elle, la nouvelle célibataire de Vallauris, a coté de moi, regarde le couple.
- Vous faites quoi comme émissions ?
- Arrêter de vous foutre de ma gueule, aller trouver un autre nigaud ou quelqu'un pour vous baisez de haine.
Elle arrête de rire, ses yeux regardent plusieurs choses autour de moi puis elle me tourne le dos et repart bêtement et ris de nouveaux quand elles rejoint ses copines.
Je me tourne vers elle a coté de moi, elle tiens sa tête, le coude sur le comptoir. Je lui dit :
- Tu vas avoir des problèmes de dos.
- Un problème de plus, problème de moins, qu'importe. Quel différence ? me dit elle d'un air agacer.
- Le problème de dos, les douleurs au dos.
Ses yeux sont fatigué, noirci, je remet le fascicule dans son sac puis finis mon verre. "With or whitout you" que Bono chante dans nos oreilles.
- Tu as un endroit ou aller ?
- Oui, j'ai une chambre d'hôtel.
- D'accord, bon je vais y aller je commence tôt demain.
- Attend, attend, ça fait deux ans qu'on s'est pas vu, tu veux pas rester ?
- Désolé, j'ai une vie a mené, et puis je suis triste avec toi, tu me fais de la peine, je crois que j'ai une sorte de pitié pour toi.
- Je suis pas handicapé.
- Je sais, justement t'aurais eu une excuse au moins avec ca.
Je baisse les yeux sur ses converses rouges ou elle a dessiner en noir, un symbole de paix sur l'embout blanc.
- Je comprends.


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